Naviguer dans l'invisible : Un voyage à travers le doute et la foi
- Legrand Tshipanda
- 24 déc. 2025
- 3 min de lecture
Les premiers doutes
La foi a été une composante fondamentale de mon enfance. Les dimanches étaient consacrés à l'église, et les prières rythmaient chaque repas. Mais à l'adolescence, les doutes se sont immiscés. J'ai commencé à me débattre avec des questions difficiles : Pourquoi le mal frappe-t-il les gens bien ? Pourquoi certaines prières restent-elles sans réponse ? Ces interrogations ont déclenché une tempête d'incertitude, éclipsant la confiance insouciante de mon enfance.
La première fois que j'ai affronté ce doute, le choc fut brutal. Je me souviens avoir lu des textes religieux, cherchant des réponses, pour n'y trouver que davantage de questions. Cette quête me laissait souvent plus confus qu'auparavant.
Moments de crise
Alors que la vie m'imposait ses défis — deuils, chagrins d'amour et déceptions — ma foi a été mise à rude épreuve. Chaque revers semblait confirmer la validité de mes doutes. Je me disais souvent : « Si la foi est censée m'élever, pourquoi me sens-je si perdu ? »
Lors d'un moment particulièrement difficile, j'ai eu une prise de conscience importante : la foi ne signifie pas l'absence de doute. Au contraire, elle consiste à savoir naviguer à travers eux. Reconnaître que cette lutte fait partie de l'expérience humaine m'a libéré. J'ai commencé à voir la foi non pas comme une destination, mais comme un voyage continu.
En quête de reconnexion
Désireux de reconstruire ma relation avec la foi, j'ai exploré diverses philosophies et voies spirituelles. J'ai lu des ouvrages allant de Falling Upward de Richard Rohr à Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie de Viktor Frankl. J'ai assisté à différents offices religieux et participé à des discussions avec des personnes d'horizons divers. Chaque expérience m'a apporté de nouveaux éclairages, et j'ai appris à apprécier les différentes expressions de la foi en action.
Ce voyage ne consistait pas à identifier une vérité unique, mais à cultiver une ouverture de cœur. J'ai découvert que le questionnement fait partie du processus et que l'incertitude est normale. Embrasser mes doutes a enrichi ma compréhension de la foi, la rendant plus profonde et plus authentique.

Trouver l'équilibre
En équilibrant doute et foi, il est devenu évident que l'harmonie était cruciale. J'ai adopté des pratiques nourrissant mon esprit, comme la pleine conscience et la méditation. Ces activités m'ont offert un espace pour explorer mes sentiments sans jugement. Peu à peu, j'ai trouvé des moments de clarté au milieu du chaos de mes pensées.
Dans ces instants de calme, j'ai découvert une paix plus profonde que la simple compréhension. J'ai appris que je pouvais porter mes doutes aux côtés de mes croyances, en les laissant coexister paisiblement. Des recherches soulignent d'ailleurs que les pratiques de pleine conscience peuvent réduire considérablement l'anxiété.
Un voyage permanent
La foi, je l'ai appris, est un voyage permanent. Elle ressemble à une route sinueuse parsemée de hauts et de bas. Accepter les épreuves a été essentiel pour nourrir un sentiment de foi plus riche. Bien que mon exploration se poursuive, j'ai réalisé que le doute n'est pas mon ennemi, mais plutôt un catalyseur de croissance personnelle.
En réfléchissant à mon parcours, j'encourage ceux qui luttent avec le doute à accueillir leurs questions. Chaque incertitude peut mener à une compréhension plus riche et à des liens plus forts. Souvenez-vous que dans ce voyage à travers l'invisible, vous n'êtes pas seul.





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